Congrès Hlm - 22 au 24 septembre 2026

Les modèles de valorisation locale des énergies renouvelables : une nouvelle étude de la FOPH et de la Banque des Territoires

La Fédération des Offices Publics de l'Habitat et la Banque des Territoires ont dévoilé les conclusions de leur quatrième étude conjointe, réalisée avec l'expertise des cabinets Ressorts, Pouget Consultants et LLC & Associés. Consacrée à l'autoconsommation collective d'énergies renouvelables, cette publication analyse les conditions dans lesquelles l’autoconsommation collective peut contribuer à mieux maîtriser les coûts de l’énergie et à renforcer la résilience énergétique des organismes et des territoires.

Publié le 22/09/2026
Stand Banque des Territoires

Face à la hausse et à la volatilité des prix de l’énergie, l’autoconsommation collective offre aux Offices la possibilité de produire localement une électricité renouvelable à partir de leur patrimoine, puis de la partager à un prix maîtrisé avec les habitants, mais aussi avec des collectivités, des établissements publics ou des commerces situés à proximité.

« L’autoconsommation collective permet à l’électricité produite sur les toitures d’alimenter les parties communes, les logements des locataires, mais aussi des écoles, des équipements publics ou d’autres bâtiments du territoire. Les Offices ne deviennent pas des énergéticiens comme les autres mais mettent la production locale d’énergie au service de cette mission : protéger les habitants, maîtriser les charges et renforcer la capacité d’action des territoires. »

Michel Ménard, président de la Fédération des Offices Publics de l’Habitat

« Le prix de l’énergie pèse lourdement dans les charges des bailleurs sociaux et des bâtiments publics. Les accompagner vers l’autosuffisance, c’est les emmener vers une moindre dépendance énergétique. Grâce à nos offres de prêts en faveur de la réhabilitation et de la rénovation énergétique, nous pouvons agir sur le temps long et apporter des solutions efficaces.»

Kosta Kastrinidis, directeur adjoint à la Banque des Territoires

 

Des modèles analysés au plus près des réalités de terrain

Pour objectiver le potentiel de ces démarches et identifier leurs conditions de réussite, l’étude s’appuie sur 21 projets recensés dans sept régions, dont 16 déjà en exploitation. Cinq macro-modèles ont ensuite été analysés dans 1 116 configurations, à partir de simulations réalisées sur une durée de vingt-cinq ans.

Ce travail permet d’examiner les conditions techniques, économiques, financières, juridiques et fiscales nécessaires au déploiement de l’autoconsommation collective.

Parmi les configurations étudiées, trois modèles apparaissent plus faciles à équilibrer économiquement : les opérations associant les parties communes de plusieurs bailleurs, celles alimentant un bâtiment d’enseignement et celles reliant le patrimoine d’un bailleur aux bâtiments d’un EPCI. Leur point commun : mobiliser des consommateurs nombreux ou dont les besoins coïncident avec les périodes de production solaire, afin de maximiser la consommation locale de l’électricité produite.

Un potentiel social qui appelle des conditions adaptées

Le modèle associant directement les locataires reste plus difficile à équilibrer économiquement, mais il est également celui qui présente l’impact social le plus fort en permettant de réduire leur facture énergétique. L’étude souligne ainsi la nécessité d’un soutien public renforcé et mieux ciblé pour favoriser le développement de ces opérations.

Cette quatrième étude issue du partenariat entre la Fédération et la Banque des Territoires a associé l’Union sociale pour l’habitat et l’ADEME à son comité de pilotage. Huit adhérents de la Fédération ont également participé au groupe de travail : Advivo, Gironde Habitat, Inolya, Nantes Métropole Habitat, Orvitis, Pas-de-Calais Habitat, la RIVP et Rouen Habitat.

La présentation de l’étude s’est tenue en présence de Michel Ménard, président de la FOPH, Kosta Kastrinidis, directeur adjoint à la Banque des Territoires, Laurent Goyard, directeur général de la FOPH, Mathilde Henry, consultante pour le cabinet Ressorts, et Jean-Christophe Margelidon, directeur général adjoint de la FOPH.

Retrouvez l'intégralité de l'étude

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