Congrès Hlm - 22 au 24 septembre 2026

Les temps forts du stand de la FOPH pour cette 2ᵉ journée

La deuxième journée du Congrès Hlm 2026 a été marquée par plusieurs temps forts pour la FOPH : la présentation de « Démarches dialoguées », un outil numérique pour accompagner les équipes, une séquence autour de l’intérêt économique et financier de la vente pour les organismes de logement social, ainsi qu’un échange consacré à l’engagement des organismes dans les démarches d’autoconsommation collective.

Publié le 23/09/2026
Démarches dialoguées
De gauche à droite : Sébastien Cuny, directeur de l’innovation et des transitions de la FOPH et Julie Faucillon, directrice Politique de la ville et cadre de vie de Nantes Métropole Habitat.

Démarches dialoguées : un outil numérique pour accompagner les équipes

Au cœur des territoires et au plus près du quotidien des habitants, les OPH sont régulièrement amenés à bâtir leurs projets en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux. Pour structurer le dialogue avec les partenaires et les locataires, Nantes Métropole Habitat a fait le choix de développer un outil numérique dédié à ses « démarches dialoguées ».

Lors d'une séquence animée par Sébastien Cuny, directeur de l’innovation et des transitions de la FOPH, Julie Faucillon, directrice Politique de la ville et cadre de vie de Nantes Métropole Habitat, est venue présenter sur le stand de la Fédération la solution développée par l'Office.

Conçu pour accompagner les équipes internes à chaque étape de leurs projets, cet outil numérique prend la forme d’un guide interactif qui s’adapte à la nature et au degré d’avancement de chaque projet : construction neuve, réhabilitation, aménagement d’espaces extérieurs ou encore animation de quartier.

Il permet notamment d’identifier les parties prenantes à mobiliser, d’adapter le dialogue à chaque projet et d’en structurer les différentes étapes.

Près de 50 fiches pratiques détaillent les actions à mener, les méthodologies recommandées et les partenaires à associer. L’outil permet également de capitaliser sur les expériences menées sur le terrain et est enrichi en continu par les retours d’expérience.

Il rassemble les différents métiers de l’Office, des directions techniques aux équipes en lien direct avec les habitants et les collectivités.

Titre du bloc
Le logement social public au cœur des échanges avec le ministre de la Ville et du Logement
V Jeanbrun
De gauche à droite : Jean-Christophe Margelidon, directeur général adjoint de la FOPH, Laurent Goyard, directeur général de la FOPH, Emmanuelle Cosse, présidente de l'USH, Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, Michel Ménard, président de la FOPH et François-Xavier Dugourd, président de la CGLLS et d'Orvitis.

Michel Ménard, président de la Fédération des Offices Publics de l'Habitat, et Laurent Goyard, directeur général de la Fédération, ont accueilli Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, sur le stand de la FOPH. Cet échange s'est tenu aux côtés d’Emmanuelle Cosse, présidente de L'Union sociale pour l'habitat, et de François-Xavier Dugourd, président de la Caisse de Garantie du Logement Locatif Social (CGLLS) et d’Orvitis.

Cette rencontre a été l’occasion de porter directement auprès du ministre les préoccupations majeures de nos adhérents, tout en rappelant leur rôle essentiel au cœur de tous les territoires pour répondre aux besoins fondamentaux de logement.

Production de nouveaux logements, réhabilitation et adaptation du parc existant, préservation des capacités d’investissement : les défis à relever sont nombreux. Ils appellent plus que jamais une politique nationale du logement ambitieuse, stable et pleinement inscrite dans la durée.

Vendre ou ne pas vendre

Vendre ou ne pas vendre : remettre les réalités économiques et territoriales au cœur du débat

À l’occasion du Congrès Hlm de Bordeaux, la Fédération des Offices Publics de l’Habitat a dévoilé les premiers enseignements de son étude sur la vente HLM, menée en collaboration avec Pierre Madec, économiste à l’OFCE, Sciences Po. Un travail qui vise à objectiver le débat et à mieux comprendre la place que peut prendre la vente dans les stratégies patrimoniales des Offices.

Sortir du clivage sur la vente HLM

Faut-il vendre davantage pour dégager de nouvelles capacités d’investissement ? Ou conserver un patrimoine qui produit des loyers et répond aux besoins des territoires ?..

Avec cette étude, la Fédération a souhaité dépasser cette opposition et poser autrement la question de la vente HLM, à partir des réalités économiques, patrimoniales et territoriales des Offices.

« L’enjeu de cette étude, c’est de sortir du clivage entre vendre ou ne pas vendre et de regarder, concrètement, ce qui est utile aux Offices et aux territoires. », a rappelé Laurent Goyard, directeur général de la Fédération, qui animait la séquence.

 

« On ne peut pas regarder les taux sans regarder les loyers : ils suivent la même inflation. La question n'est donc pas tant faut-il vendre, mais peut-on vendre et pour quoi faire. Car l'équation n'est pas la même selon qu'on construit - le loyer rembourse l'emprunt - ou qu'on réhabilite. », résume Pierre Madec.

 

Mais cette approche conduit immédiatement à une autre question : pour financer quoi ?

Replacer la vente dans une stratégie patrimoniale

Construction et rénovation ne répondent pas aux mêmes équilibres économiques. Cette différence invite à ne pas considérer la vente comme une réponse uniforme, mais à interroger son utilité au regard du projet qu’elle permet de financer, de la situation de l’Office et des caractéristiques de son territoire.

L’étude s’intéresse également aux différentes modalités de cession et notamment au Bail Réel Solidaire, qui peut, selon les situations, constituer une alternative à la vente classique en permettant de préserver la vocation sociale du foncier.

Une question qui résume l’ambition de cette étude : dépasser les approches générales pour donner aux Offices des éléments objectifs leur permettant d’éclairer leurs propres arbitrages.

L’étude complète, menée par la Fédération des Offices Publics de l’Habitat en collaboration avec Pierre Madec, sera diffusée à l’automne.

La séquence « Vendre ou ne pas vendre » a été illustrée en direct par le dessinateur Urbs.

ACC

Autoconsommation collective : les enseignements du terrain

Produire localement une électricité renouvelable et la partager à un prix maîtrisé avec les habitants et les acteurs du territoire : la promesse de l’autoconsommation collective est forte. Mais son déploiement repose aussi sur les enseignements des premières opérations engagées par les Offices Publics de l’Habitat.

La séquence organisée sur le stand de la Fédération a permis de croiser ces retours d’expérience et les enseignements de l’étude consacrée aux modèles de valorisation locale des énergies renouvelables. Elle a été animée par Jean-Christophe Margelidon, directeur général adjoint de la FOPH, avec les interventions de Christophe Bérion, directeur général d’Orvitis, Luc Laventure, directeur général de Toulouse Métropole Habitat, et Mathilde Henry, consultante pour le cabinet Ressorts.

Réalisée avec la Banque des Territoires et avec l’expertise des cabinets Ressorts, Pouget Consultants et LLC & Associés, l’étude analyse les conditions économiques, fiscales, juridiques et opérationnelles permettant aux Offices Publics de l’Habitat et aux SEM adhérentes de produire, distribuer et valoriser localement une énergie renouvelable au bénéfice des habitants, mais également des équipements publics et des territoires.

Elle recense 21 projets portés par des adhérents de la FOPH dans sept régions : 16 sont en exploitation, deux en construction et trois à l’étude. Tous reposent sur des installations photovoltaïques en toiture.

Les cas d'usage étudiés couvrent aussi bien l'alimentation des parties communes de plusieurs bailleurs à l'échelle d'un quartier que l'approvisionnement des locataires d'une résidence. Ils englobent également le raccordement d'équipements publics, l'intégration de commerces de proximité ou encore la couverture de bâtiments dispersés à l'échelle d'une intercommunalité.

Ces premières opérations confirment l’intérêt du modèle, mais mettent également en évidence plusieurs obstacles : contraintes techniques liées aux bâtiments, complexité de gestion, faible valorisation des surplus et difficultés de prise en compte des volumes autoconsommés dans les factures d’électricité.

« L’autoconsommation collective est un moyen efficace de faire faire des économies à nos locataires. Les expérimentations que nous menons sont prometteuses, mais méritent une évolution réglementaire pour obliger les fournisseurs d’énergie à rembourser le produit des économies réalisées. »

Luc Laventure, directeur général de Toulouse Métropole Habitat

« Malgré une solution clé en main, moins de 50 % des locataires ont adhéré au programme d’autoconsommation. La pédagogie et l’accompagnement sont des facteurs essentiels pour l’engagement des locataires. »

Christophe Bérion, directeur général d’Orvitis

Ces deux retours d’expérience mettent notamment en lumière des enjeux très concrets : la prise en compte effective des volumes autoconsommés dans les factures d’électricité, mais aussi l’information et l’accompagnement des locataires pour favoriser leur adhésion aux dispositifs. Le premier point rejoint directement les propositions formulées dans l’étude, qui préconise notamment d’imposer aux fournisseurs un délai maximal pour déduire les volumes autoconsommés des factures.

Ce travail s’est également nourri des connaissances et des réalisations des adhérents de la Fédération.

 Advivo, Gironde Habitat, Inolya, Nantes Métropole Habitat, Orvitis, Pas-de-Calais Habitat, la RIVP et Rouen Habitat ont participé au groupe de travail. L’Union sociale pour l’habitat et l’ADEME ont, quant à elles, été associées au comité de pilotage.

Une parenthèse bien-être sur le stand de la Fédération

Entre deux séquences et rendez-vous du Congrès, les visiteurs ont également pu profiter d’une parenthèse de détente sur le stand de la Fédération. Pendant deux jours, une praticienne expérimentée a proposé des séances de massage assis de 15 à 20 minutes, des épaules jusqu’à la tête.

Une animation proposée mardi et mercredi après-midi, qui a offert aux congressistes un temps de pause au cœur de ces journées particulièrement denses.

Merci à l’équipe événementiel de la Fédération, qui a imaginé et organisé cette parenthèse appréciée sur le stand.

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